Conférence de juin

Entrée gratuite

Si les premiers bains de mer de France remontent déjà à près de 200 ans, les stations balnéaires de la Côte d’Opale prennent un essor fulgurant dans les toutes premières années du XXIème siècle. Du Touquet à Ostende, en passant par Malo-les-Bains et Bray-Dunes, elles rivalisent d’astuces pour attirer à elles une clientèle toujours plus nombreuse.

Alors que « la plus belle plage du Nord » érige son casino et déploie sa belle digue-promenade, Malo-Les-Bains ne trouve bientôt plus d’espace pour s’étendre. A ses confins pourtant, deux hommes pleins de fougue se lancent dès 1900, dans une course effrénée pour rivaliser avec la belle voisine. A Leffrinckoucke et Malo Terminus, Edouard Denièle et Alfred Roche rêvent d’édifier au milieu des dunes et face à la mer, la plus coquette des plages de la région.

En quelques mois, le petit hameau de Terminus, situé entre Malo-Les-Bains et Leffrinckoucke, devient le cadre d’une fulgurante promotion immobilière avec pour navire-amiral, un immense casino aux allures de mastodonte haussmannien, censé ravir la vedette à toutes les plages avoisinantes.

Leffrinckoucke et Malo Terminus deviennent, le temps d’une décennie, l’objet de toutes les attentions et de tous les ravissements.

Passionné d’histoire locale et natif de Malo-Les-Bains, Nordine HENNI nous entraîne dans la folle histoire de la création de la station balnéaire. Il nous raconte comment le rêve fou de deux entrepreneurs ambitieux, se heurte aux vicissitudes tragiques d’un siècle qui s’annonçait pourtant, si prometteur.

Conférence du mois de mai 2024

Visions artistiques de l’Opération Dynamo

Par Michel Tomasek

Mardi 28 mai à 18h30 au Casino de Dunkerque

On pouvait penser que la photographie allait complètement faire disparaître les arts traditionnels dans la représentation des conflits du XXe siècle. Pas du tout ! S’il existe, en effet, des millions de photos de guerre, le dessin, la peinture ont largement survécu et, bien au contraire, ont permis de transmettre des visions totalement inattendues, personnelles qui enrichissent la perception historique de ces événements. Michel Tomasek, docteur en histoire de l’art, dans le cadre des conférences de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie dont il est vice-président, présentera un choix d’œuvres représentatives des visions françaises, britanniques et allemandes de l’Opération Dynamo/Bataille de Dunkerque, venant ainsi compléter les nombreuses études des historiens locaux sur cet épisode trop souvent occulté au plan national en France et pourtant essentiel dans le déroulement de la Seconde Guerre mondiale.

Entrée gratuite.

fresque murale d’Otto Schiel (collection privée)

CONFERENCE du mois d’avril

LA FLANDRE PROTESTANTE, une histoire presque effacée

Mercredi 10 avril à 18h30

Temple protestant, 16bis, Quai au Bois.

C’est dans le temple protestant de la cité de Jean Bart que se tiendra la conférence sur le protestantisme en Flandre en général et à Dunkerque en particulier. Cette histoire près de chez soi est devenue une inconnue, même pour les plus érudits. Pourtant elle est riche et s’inscrit dans la durée. Trois temps forts se dessinent. Le premier s’ouvre avec des rebelles appelés les Gueux. La révolte des Pays-Bas commence chez nous et la Flandre devient alors en grande partie protestante. Cette période trouble et complexe se termine par le rétablissement du catholicisme. La répression espagnole, les collèges jésuites comme l’art baroque y contribuent. Cette période de ténèbres pour les protestants est marquée par la répression, l’exil et la clandestinité. Il faut attendre le XIXe siècle pour retrouver un cadre favorable politiquement mais aussi économiquement. C’est dans ce contexte que renait la communauté de Dunkerque et que son temple est érigé sous Napoléon III.

Dans cette histoire de Flandre, la ville portuaire de Dunkerque se singularise, voyant passer les exilés de la foi, les galériens du Roi-soleil mais aussi les entrepreneurs protestants venus faire affaires dans la France du XIXe siècle.

La conférence démarrera avec une courte introduction sur l’histoire de la création du temple de Dunkerque puis se terminera par une dédicace du dernier livre du conférencier, E. Deheuninck, Le Nord protestant, les lieux de mémoire.

Pour les plus curieux, la visite du musée du protestantisme en Flandre sera possible à partir de 17 h, avant la conférence.

Aucune description de photo disponible.

Programme des conférences 2024

Conférence supplémentaire :

Samedi 5 octobre à 15 h, en l’Hôtel de Ville de Dunkerque, salle Jean-Bart : « La trêve des 4 et 5 octobre 1944 et l’évacuation de la population civile dunkerquoise », par Olivier Vermesch.

Conférence de mars

Mercredi 20 mars 2024 à 18h30 au Casino de Dunkerque

( entrée gratuite )

Prospections géophysiques des épaves de l’opération Dynamo

Le mercredi 20 mars à 18h30 au casino de Dunkerque, Cécile Sauvage (conservatrice du patrimoine en charge du littoral des Hauts de France, Drassm) et Claire Destanque (archéologue chargée d’étude, Drassm / Arkaeos / CUD) présenteront les résultats de la campagne de recherches sur les épaves méconnues de l’opération Dynamo, illustrés de vues en 3D, acquises grâce au sondeur multifaisceau et au sonar à balayage latéral. Cette dernière mission pour localiser les épaves perdues de la Seconde Guerre mondiale coulées lors de l’évacuation de Dunkerque a impliqué des géophysiciens du Drassm et de Historic England. Cette campagne archéologique consista à rechercher les épaves méconnues et à documenter les sites déjà connus grâce à des équipements de prospection géophysique (échosondeur multifaisceau, sonar à balayage latéral et magnétomètre). Elle s’est déroulée à partir du « André Malraux« , un navire de recherche du Drassm, l’opération étant dirigée par Cécile Sauvage et Claire Destanque, archéologues. Plus de 305 navires ont été perdus lors de l’opération Dynamo. Les recherches menées en 2021-2023 par Claire Destanque (mémoire de master MoMArch, Université d’Aix-Marseille), aidée par la SDHA et le club de plongée de Dunkerque, ont révélé de nouvelles informations sur la localisation et l’état de ces épaves. 37 d’entre elles, liées à l’opération Dynamo, ont déjà été localisées dans les eaux françaises, notamment par des plongeurs de Dunkerque et des environs. On estime que 31 autres navires ont été perdus dans la zone, mais n’avaient pas encore été localisés. L’ensemble de ces navires ont donc nécessité des recherches dont les résultats seront présentés au public lors de la conférence.

En outre, seront évoquées les futures opérations d’expertise en plongée et sur les épaves d’estran qui débuteront dès septembre 2024, avec l’appui du club de plongée de Dunkerque et de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

Cette présentation est l’occasion de revenir sur le patrimoine maritime de cette opération d’envergure et de mieux appréhender son état de conservation exceptionnel.

DUNKERQUE EPAVE, http://dkepaves.free.fr/, 2021, Web 16/06/2023

Le cargo Douaisien, qui transportait 1 200 soldats et quelques civils, saute sur une mine magnétique dans la nuit du 28 au 29 mai 1940. Onze personnes disparaissent dont une Dunkerquoise. Son épave git par 23 mètres de fond (données DRASSM, traitement Alexis ROCHAT (DRASSM) et Marc JAMES (MSDS Marine)

Conférence de février 2024


Histoire des Ateliers et Chantiers de France (1898-1951)

 par Frédéric Cornette
suivi de la présentation du livre

MARDI 27 Février 2024 à 18h30 à la Maire Annexe de Rosendaël

L’histoire des Ateliers et Chantiers de France demeure profondément ancrée dans la mémoire des Dunkerquois. Beaucoup d’entre eux, hommes et femmes, ont consacré de nombreuses années de leur vie à ce chantier, qui a vu la construction de 265 bateaux divers, tels que des chalutiers, des cargos, des méthaniers, des ferries et des paquebots, entre 1898, année de sa création, et 1988, année de sa fermeture. Avant d’atteindre la troisième place parmi les constructeurs français, le chantier dunkerquois a dû faire ses preuves. La réussite n’a pas été immédiate, et la survie du chantier a souvent dépendu de son opiniâtreté et de sa recherche constante de progrès. Malgré les nombreuses crises économiques et périodes de guerre, le chantier a toujours su se réinventer. Après deux ouvrages, parus en 2017, et consacrés à la production des chantiers, Frédéric Cornette, trésorier de la Société dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie s’est attelé à l’écriture d’une histoire économique et sociale, dont le premier tome intitulé « Histoire des Ateliers et Chantiers de France, des origines à la reconstruction (1898-1951) » sera disponible après la conférence.Ce soir-là, le conférencier reviendra sur les premières années du chantier naval, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Conférence de janvier

Un lieu de Mémoire oublié : le cimetière militaire du Château Coquelle à Rosendaël 1940-1953

par Olivier Vermesch

Jeudi 25 janvier 2024 à 18h30 au casino de Dunkerque (entrée gratuite )

Au cours de l’année 2004, la B.B.C. diffusa une série historique relatant des épisodes de l’opération Dynamo qui se déroulèrent à Dunkerque et dans les environs, en mai-juin 1940.  Le scénario avait été écrit, notamment, en se basant sur de nombreux témoignages, des récits de combats et des rapports aériens, maritimes et terrestres liés à cet événement historique de la seconde guerre mondiale. Plusieurs scènes furent tournées au château Coquelle à Rosendaël et dans les jardins de son parc. Les décors reconstituaient un hôpital de campagne britannique situé dans la demeure et un cimetière militaire provisoire placé dans les jardins. Aujourd’hui, cette ancienne propriété de Paul Machy est dévolue à la culture et aux loisirs, mais aucun élément ne semble subsister de cet épisode tragique du rembarquement franco-britannique. Quel fut le devenir des sépultures de soldats de la British Expeditionary Force apparemment présentes dans le parc suite aux combats défensifs du camp retranché de Dunkerque ? Des inhumations de militaires français eurent-elles lieu aussi dans ce site ?  Au cours de sa conférence, Olivier Vermesch, administrateur de la SDHA, présentera le fruit de ses recherches archivistiques qui devrait permettre de répondre à ces interrogations et de reconstituer l’histoire d’un lieu, aujourd’hui, oublié, le cimetière militaire franco-britannique du Château Coquelle

Conférence de décembre 2023

UN DUNKERQUOIS D’ADOPTION AU-DELA DES 40ème RUGISSANTS

PAR AGATHE LEYSSENS

MERCREDI 13 DÉCEMBRE 2023

À 18h30 Mairie-Annexe de Rosendaël

Après nombre de semaines de navigation cap au sud sous des latitudes inconnues à la recherche du continent austral, les équipages de la Fortune et du Gros Ventre, aperçoivent enfin, ce 12 février 1772, un signe de vie : des vols d’oiseaux. Bifurquant à l’Est dans leur direction, ils découvrent alors les contours d’une masse sombre se découpant dans le ciel brumeux. Était-ce le continent austral tant recherché par le commandant de l’expédition, un Dunkerquois d’adoption ? Allait-il enfin permettre au Roi de France de damner le pion aux Anglais ? Le mercredi 13 décembre 2023, à 18H30, à la mairie de Rosendaël, Agathe Leyssens, membre de la Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, évoquera dans le cadre de sa conférence l’épopée de cet officier de la Royale, Breton d’origine, Dunkerquois par son mariage, qui n’hésita pas à affronter l’immensité de l’Océan Indien à la recherche de nouvelles terres où il laissera à tout jamais une empreinte de sa belle-famille dunkerquoise.

Entrée Libre


Conférence de novembre

« La Jeune France : Chœur d’Hommes, Carnaval et Philanthropie »

par Erick Verlet

Mardi 21 novembre 18h30 au casino de Dunkerque

La Jeune France célébrera en 2024 son 160e anniversaire ; elle est réputée comme la plus ancienne association de Dunkerque. Née sous le Second Empire, elle a, au fil des décennies connu tous les régimes et accompagné fidèlement l’histoire de notre ville et de son agglomération, y compris durant les périodes les plus sombres et les plus tragiques. Les municipalités successives ont toujours apprécié son talent pour agrémenter les manifestations officielles et les cérémonies.

Peut être une image de 3 personnes et sapin de Noël

   « Art, Plaisir, Charité » telle est sa devise, sa ligne directrice. Elle a su jouer un rôle fédérateur et de cohésion sociale avec à sa tête des présidents successifs, notabilités de la vie culturelle et sociale dunkerquoise, qui ont su assurer sa défense et la faire évoluer, chacun à sa manière.   Son âme est la pratique du chant choral, elle fait partie des derniers chœurs d’hommes de France.

          A travers un répertoire éclectique de la chanson traditionnelle de qualité, en passant par liturgie sacrée, elle excelle dans les grands chœurs d’opéra, mais aussi en modernisant son répertoire tel le « Monde selon Brel » en mémoire du Grand Jacques. A la fois société chorale et association philanthropique, elle est l’une des pièces maitresses de notre tradition carnavalesque par l’organisation du fameux Bal des Gigolos Gigolettes, seule ressource financière, premier bal interdit en France le 28 février 2020 lors de l’impact sanitaire provoqué par le Covid.

Malgré les tourments et les crises successives comme dans toute vie associative, la Jeune France a toujours su rebondir et se pérenniser dans la marche du temps en restant fidèle à notre culture et nos traditions.   

conférence d’octobre

Peut être une image de ‎1 personne et ‎texte qui dit ’‎Conférence Jeudi 19 octobre 2023 L'Orgue et ses 18h30 MYSTÈRES Mairie de Rosdaël Société Dunkerquoise Archéologie ده d'Histoire et 2 1959 ENTREE LIBRE‎’‎‎

Dans votre agenda : Prochaine conférence de la SDHA, Jeudi 19 octobre 2023 par Loïc Fournier et Pascal Bruige. Cette conférence est initiée par Fantômas qui nous invite à découvrir les mystères de l’orgue : son histoire, son fonctionnement, sa musique. Présentée par l’Association des Amis de l’Orgue de Malo-les-Bains, celle-ci vous donnera des clés pour apprécier notre riche patrimoine organistique Français, mais aussi notre riche patrimoine d’orgues de la Flandre française et de Dunkerque.

Conférence supplémentaire

Peut être une image de voile et texte qui dit ’Ville de RAND-FORT-PHILIPPE -PHILIPPE CONFERENCE Par Jean-Pierre MELIS Pêche à Historien local Membre del Société Dunkerguoise ed'Histoire d'Archéologie Islande ENTRÉE GRATUITE 23 SEPT 15H00 SALLE DES FETES J. BRUNET Société etd'Archéologie En partenariat avec’

Conférence de juin 2023


La pratique médicale dans les hôpitaux généraux du Nord : favoriser l’innovation médicale ?

par Olivier Ryckebusch

Jeudi 15 juin à 18 h30 Mairie de Quartier de Rosendaël

L ’hôpital est devenu, au XVIIIème, siècle des Lumières, le lieu où se déroulent en grand nombre des opérations chirurgicales et où l’enseignement commence à être donné aux jeunes chirurgiens et médecins. Il participe ainsi à la médicalisation de la société en lui permettant d’acquérir des praticiens qualifiés, formés aux techniques de soins de l’époque. L’idée qu’on se fait traditionnellement des changements apportés par la Révolution à l’enseignement médical d’Ancien Régime n’est plus défendable : la formation des médecins et des chirurgiens n’a pas radicalement changé, en dépit des remaniements de la structure générale de la profession. Comment les avancées, notamment celle issues des recherches de Claude-Nicolas Le Cat, influèrent les pratiques médicales et chirurgicales dans les structures hospitalières régionales?

Claude-Nicolas Le Cat, chirurgien, a réalisé, dans quelques domaines de son art, des avancées décisives.

Conférence du Mai

Une conférence gourmande

La Dunkerquoise » n’est plus à faire. Elle est liée directement à l’entreprise familiale initiée par Louis Preneel, pâtissier maloin du début du XX e siècle. Quant aux biscuits Delacre, internationalement connus, ils sont produits par l’entreprise qu’a créée au siècle précédent un Dunkerquois imaginatif, Charles Louis Delacre. Ces deux fleurons de la gastronomie seront présentés par Michel Tomasek, vice-président de la Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, docteur en histoire de l’art, dans le cadre d’une conférence richement illustrée. Évidemment, on s’en doute, un tel sujet ne pourrait se contenter de mots et d’images, donc…

conférence d’avril

MARDI 25 AVRIL – 18H30 au Casino de Dunkerque

La CNTPA: 30 ans de syndicalisme et de paix sociale sur le port de Dunkerque

À l’invitation de la Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, Franck Gonsse, secrétaire général de la Coordination Nationale des Travailleurs Portuaires et Assimilés (CNTPA), retracera les trente années de syndicalisme qui ont permis d’instaurer la paix sociale sur le port de Dunkerque. Après avoir débuté sa carrière professionnelle comme docker occasionnel en décembre 1996, il se consacre à la défense des intérêts des ouvriers du port, au sein de la CSPOMI (Chambre syndicale des ouvriers du port et intermittents) dirigée alors par Bernard Gouvart depuis la réforme de la manutention portuaire de 1992. Après le décès de ce dernier, il lui succède en novembre 2004, en revendique l’héritage, et s’attache à faire évoluer la corporation, dont il est le porte-parole, au regard de l’évolution de la profession et de la société. Vice-président du conseil de développement du conseil de développement du Grand Port maritime et secrétaire national de la CNTPA, il est l’un des principaux acteurs de l’économie locale et régionale. Souvent considéré comme un ovni dans le paysage syndical, il est parvenu à bâtir des fondations sociales stables sur lesquelles le port de Dunkerque a pu prospérer. Depuis 2004 et sa prise de fonction, 394 dockers ont été embauchés et, en 2021, ses démarches auprès des autorités et institutions ont permis l’aménagement de 14 hectares supplémentaires de terre-pleins pour le Terminal des Flandres. Le conférencier s’attachera à décrire combien ces trois décennies de syndicalisme portuaire, qui font désormais partie de notre histoire économique contemporaine, permirent d’assurer le développement de notre outil portuaire. ​

Conférence de mars

Être Juif dans le Nord et le Pas-de-Calais 1939-1945

Mardi 14 mars à 18h30 mairie annexe de Rosendaël

par Danielle Delmaire, professeur émérite des universités, Monique Heddebaut, professeure des écoles retraitée et membre du CRIBED (Centre de Recherche International sur la Barbarie et la Déshumanisation), et Rudy Rigaut, docteur en histoire, correspondant régional du Mémorial de la Shoah et membre du CA de la SDHA

À l’issue de l’armistice du 22 juin 1940, les départements du Nord et le Pas-de-Calais sont rattachés au commandement militaire allemand de Bruxelles jusqu’à la fin du conflit. Les populations juives de ces départements connaissent un destin singulier par rapport à celles des autres zones du territoire national : recensements et expulsions précoces, spoliations, calendrier des rafles spécifique, déportations génocidaires via Malines. Outre les spécificités du littoral, cette conférence traitera de la grande rafle du 11 septembre 1942, des actions des victimes, des filières et des réseaux en gare de Lille-Fives, donnant ainsi à voir un type de résistance spécifique : la résistance sans armes face à l’occupant et à Vichy.

Cette conférence de Danielle Delmaire, professeur émérite des universités, Monique Heddebaut, professeure des écoles retraitée et membre du CRIBED (Centre de Recherche International sur la Barbarie et la Déshumanisation), et Rudy Rigaut, docteur en histoire, correspondant régional du Mémorial de la Shoah et membre du CA de la SDHA, se déroulera le mardi 14 mars à 18h30 en mairie annexe de Rosendaël. Ils sont avec J-B Gardon les co-auteurs de l’ouvrage: Être Juif dans le Nord et le Pas-de-Calais 1939-1945, Éditions Tirésias, 2022.

CONFÉRENCE

LE CAMP DE ROSENDAËL, AU CŒUR DU PROJET D’INVASION DE L’ANGLETERRE PAR NAPOLÉON.

Vendredi 3 février à 18h30, en la salle des fêtes de la mairie-annexe de Rosendaël,

Gratuit

Après l’échec du traité de paix avec l’Angleterre, le Premier Consul Bonaparte décide d’installer des garnisons le long des côtes française et belge. Sa stratégie : traverser la Manche à partir des ports de Boulogne, d’Ambleteuse et d’Étaples afin d’envahir l’Angleterre. Ses 100 000 hommes sont répartis sur trois camps, à Montreuil, Boulogne-sur-Mer et Bruges.

L’histoire débute durant l’été 1803, une berline à quatre chevaux se dirige sur la côte flamande ayant à son bord le général Louis Nicolas Davout. Il a reçu pour mission de diriger 25 000 hommes et de former trois camps militaires, deux à Ostende, et un sur les territoires de Coudekerque-Branche et Téteghem aux portes de Dunkerque.

L’entreprise prend alors des proportions gigantesques : le port de Dunkerque abrite la flotte de l’amiral Charles Henri Ver-Huell avec un effectif de 3 000 marins et un chantier naval chargé de la construction des bateaux destinés à la traversée de la Manche. Les maires des communes de l’agglomération dunkerquoise sont mis à contribution pour le logement des troupes, la mise à disposition de boulangers, du fourrage et du bétail. Les magasins militaires des garnisons de Bergues, de Dunkerque et de Gravelines sont réquisitionnés pour stocker la poudre noire, le fourrage, les uniformes et l’armement.

Après avoir décrit les préparatifs de ce projet de débarquement qui fut abandonné après la défaite de Trafalgar, Régis Jonckheere, spécialiste de l’histoire du 1er Empire, achèvera sa conférence par une présentation des différentes tenues du fantassin napoléonien.

Illustration

Le général Louis Nicolas Davout, chargé par Napoléon de former le camp militaire de Rosendaël. Dessin d’André Lesage

La revue 2023 n°56

Peut être une image de 5 personnes, personnes debout et texte qui dit ’REVUE HISTORIQUE DE DUNKERQUE ET DU LITTORAL Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie N° Ûce 56 -2023’

Au sommaire de notre revue n°56 :

1 – Le paludisme en Flandre de l’Antiquité à nos jours par Jean Poirriez

2- Deux statues de Jean Bart en terre vendéenne par Michel Tomasek

3- L’étude des marins du Quartier maritime de Dunkerque à travers la matricule des Gens de mer par Martial Maerten et Guy Maréchal

4- Ateliers et Chantiers de France, retour sur une création laborieuse par Frédéric Cornette

5- Bill Neve, observateur-mitrailleur sur bombardier Handley-Page à Coudekerque-Branche (1917-1918) par Patrick Oddone

6- Les personnels féminins de l’armée française au cours de l’opération Dynamo (Dunkerque, mai-juin 1940) par Olivier Vermesch

7- Pas de « miracle de Dunkerque » pour les soldats belges en 1940 par Henri Anrys

8- Mon album Dynamo, d’Arthur Barez présenté par P.Oddone

9- La barge de John Atkins par Bruno Pruvost10- Episodes de ma vie à Dunkerque en 1940 et 1941, de René Dufour, présenté par P.Oddone

11- Le parcours du capitaine René Dias (1939-1945) par Jean Poirriez et Michel Dias

Assemblée générale 2023 et conférence

ASSEMBLEE GENERALE et renouvellement des cotisations

LE MARDI 24 JANVIER À 18h00
au CASINO DE DUNKERQUE

Conférence à 18h30

Des américains à Dunkerque en 1940 ?

par Olivier Vermesch

Les déclencheurs des recherches historiques sont souvent des interrogations scientifiques, des documents iconographiques, des découvertes archivistiques. La genèse du sujet « des Américains à Dunkerque en 1940 ? » est née d’une rencontre avec un habitant de Rosendaël qui a présenté un souvenir familial de l’opération Dynamo, ramassé à l’époque dans la rue de Zuydcoote : un manteau de l’armée américaine. Les événements qui se sont déroulés à Dunkerque en mai-juin 1940 ont amené dans l’agglomération des militaires de différentes nationalités. Des Hollandais, des Belges, des Espagnols, des Britanniques, des Canadiens, des Pakistanais …, passèrent, combattirent, décédèrent dans le Dunkerquois. Cependant, l’abondante historiographie traitant du rembarquement franco-britannique, qui s’est déroulé du 26 mai au 4 juin 1940, n’évoque aucunement la présence de soldats d’outre-Atlantique. Par contre, au cours de la période de la « Drôle de Guerre », des volontaires américains vinrent renforcer les unités de transports sanitaires de l’armée française. Y a-t-il une corrélation entre ces faits ? Olivier Vermesch, tentera de répondre à cette interrogation historique lors d’une conférence illustrée qui se déroulera à l’issue de l’assemblée générale de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie.
 

Conférence de décembre

AU PERIL DE LA MER :  DUNKERQUE, UN LITTORAL FRAGILE

le jeudi 15 décembre 2022 à 18H30 à la mairie-annexe de Rosendaël, par Agathe Leyssens, membre de la société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie

Entrée gratuite

Les actualités de ces derniers mois (tornades ravageant les littoraux de Floride, inondations en Europe en juillet 2021, sécheresse historique de l’été 2022) rappellent aux hommes la fragilité des milieux dans lesquels ils vivent. Paradoxe de la situation, les plaines côtières qui sont les zones plus menacées sont les régions qui attirent les êtres humains et concentrent l’essentiel des activités économiques. Pour protéger ces espaces fragiles, Etats et acteurs locaux prennent des mesures tout en maintenant les activités économiques à l’instar des actions menées par la communauté urbaine de Dunkerque. Cette dernière construit désormais des ouvrages intégrant la protection de la digue des submersions marines et espaces de détente pour touristes, ré-ensablement de la plage et protection des oiseaux migrateurs.

Si ces opérations sont désormais mises en valeur, elles ne sont guère une nouveauté. Dans la conférence qu’elle donnera le jeudi 15 décembre 2022 à 18H30 à la mairie-annexe de Rosendaël, Agathe Leyssens, membre de la société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, évoquera cette longue lutte de l’homme pour aménager ce littoral et dont nombre de traces, y compris au cœur du tissu urbain, subsistent encore aujourd’hui. Elle démontrera que face aux tempêtes, submersions marines, inondations ou sécheresses, les Dunkerquois firent preuve de résilience à de nombreuses reprises. Transformant et aménageant ces terrains prétendument hostiles, ils mirent ainsi en valeur ce littoral suscitant nombre de convoitises contre lesquelles ils durent se défendre.

Conférence du mois de novembre

LES DUNKERQUOIS AU CAP HORN par Jean-Pierre Mélis

Mardi 15 novembre, 18h30, mairie-annexe hôtel de ville de Rosendaël

Si Etienne de Perrier, officier au service de la Compagnie des Indes Occidentales, est le premier Dunkerquois identifié à franchir le cap Horn en 1723, l’histoire de ceux qui, jusqu’au XXe siècle lui ont succédé, est peu connue.

Dans les années 1830, des baleiniers, armés à Dunkerque, franchissent le cap et vont chasser le cachalot dans le Pacifique. Ils sont suivis, la décennie suivante, par deux navires de Gaspard Malo qui remontent l’Amérique du Sud jusqu’à San Francisco et y débarquent des émigrés français. À leur retour, ils chargent « l’or des oiseaux » sur les îles chiliennes, ouvrant ainsi le trafic du guano qui se prolonge par celui du nitrate. Commence alors l’aventure dunkerquoise au cap Horn. À partir de cette époque, de très nombreux trois et quatre-mâts, de toutes nationalités, passant le cap à l’aller comme au retour, fréquentent Dunkerque pour alimenter en engrais les agriculteurs des grandes plaines de l’Europe du Nord.  En 1889, la prestigieuse compagnie A.D Bordes fait de Dunkerque le principal port d’armement de ses navires dont le cinq-mâts France, le plus grand voilier de son temps, qui effectue tous ses voyages vers le Chili à partir de son port d’attache. Enfin, en 1900, un groupe d’industriels lillois crée la Société des Voiliers Dunkerquois dont les navires sillonnent le monde en défiant, eux aussi, le cap Horn. Cette situation conduit au paradoxe de transformer Dunkerque en un important port cap-hornier, à un moment où la navigation à vapeur supplante définitivement la voile dans le transport maritime.

À travers des témoignages, des documents d’archives et des illustrations souvent inédites, Jean-Pierre Mélis s’attachera à faire revivre l’histoire des marins qui ont affronté le cap mythique, celle des navires qui ont contribué à faire du port le troisième de France, et l’impact de cette épopée sur la vie des Dunkerquois.

« La Bérengère de la Société des Voiliers Dunkerquois en route vers le Cap Horn »

Conférence

Rosendaël des origines à 1939
 Jean-Louis Perreau, secrétaire de la SDHA,
vendredi 21 octobre à 18h30
dans la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Rosendaël.
L’histoire de Rosendaël débute au XVIe siècle par la naissance d’un petit
hameau de pêcheurs blotti dans les dunes au pied des remparts de
Dunkerque. Plusieurs fois victime des guerres jusqu’au siège de 1793,
l’agglomération prend son essor au début du XIXe. Ses habitants bénéficient à la fois d’un sol favorable aux cultures maraîchères et de la proximité de
Dunkerque qui fait du « Val des Roses » le lieu favori de promenades et de
loisir de tous les Dunkerquois.

Conférence du mois d’octobre

Pitgam, une aire de production de sel durant l’Antiquité

En 2021, l’archéologue Amélie Corsiez a dirigé une campagne de prospections menée dans le cadre du projet I-site de l’université de Lille, et intitulée « Les mots du sel ». Suite aux découvertes d’ateliers sauniers à partir des années 90 (prospections et fouilles), le projet visait à reprendre et réactualiser les données et à les compléter par d’éventuelles nouvelles découvertes. Au total, une centaine d’hectares ont été prospectés et ont permis d’augmenter significativement nos connaissances sur l’activité saunière à Pitgam. En effet, cette activité semble étendue et se placer presque en continu, à l’interface entre la plaine maritime flamande et la Flandre intérieure, entre Steene et le nord-ouest de Pitgam, le long d’un paléo-chenal. Cela laisse entrevoir la possibilité d’une implantation de multiples petites unités mélangeant production de sel et habitat rural, qui pourrait se poursuivre tout au long de ce chenal et remonter vers Looberghe. La conférence qui sera donnée par Amélie Corsiez sera l’occasion de faire connaître ces résultats et de mettre en avant le passé artisanal saunier du littoral à l’époque antique.

(Mardi 11 octobre, 18h30, mairie-annexe hôtel de ville de Rosendaël)

Piliers de fours à sel et handbricks (boudins d’argile)

Conférence

Les paysans du littoral dunkerquois au XIXe siècle

vendredi 23 septembre 2022 à 18h30 en mairie annexe de Rosendaël.

( entrée gratuite )

L’industrialisation et l’urbanisation ont certes profondément marqué le littoral dunkerquois depuis de nombreuses décennies, mais l’agriculture est toutefois restée longtemps une des principales activités de la Flandre maritime. De l’élevage aux céréales en passant par les cultures légumières, tous les types de productions agricoles furent déclinés dans les communes périphériques de la ville et du port de Dunkerque. Si les autorités de l’Ancien Régime n’ont pas procédé à d’inventaires précis, les administrations ont multiplié des enquêtes régulières après la Révolution française. Ces archives permettent aujourd’hui à l’historien de reconstituer le paysage agricole du littoral de la mer du Nord. En effet, les statistiques du XIXe siècle dévoilent non seulement les productions réalisées dans chaque commune mais aussi l’étude de la composition de la société et des conditions de vie de l’époque. Ces spécificités agricoles du littoral dunkerquois à la fin du XIXe siècle seront dévoilées lors de la conférence donnée par Eric Vanlandtschoote, membre du conseil d’administration de la Société dunkerquoise d’histoire,

Un marchand des quatre-saisons au XIXe siècle. Musée de Cambrai

Conférence de Jean-Pierre Mélis : Islande 1888 : « L’année des tous les malheurs »

JEUDI 15 SEPTEMBRE A 18H00

Hôtel de Ville de Rosendael, Mairie annexe


À partir de fin février la flottille des goélettes et des lougres quitte Dunkerque pour être sur les côtes d’Islande dès le début avril. Rassemblés sur la côte Sud de « l’île de glace » plus de 1 600 pêcheurs commencent alors leur campagne de pêche à la morue qui ne se terminera qu’en septembre. Alignés le long du bastingage, une ligne à la main, les hommes travaillent sans relâche lorsque le poisson « donne ». En ce début de printemps 1888, le temps n’est ni pire ni meilleur que les années précédentes. Les navires sont agglutinés très près des côtes, là où la morue vient frayer. Le 17 avril, un coup de vent s’abat sur la flottille et occasionne des dégâts importants mais, dix jours plus tard, le 28 avril c’est un véritable cyclone qui s’abat sur les morutiers. Pendant 24 heures les marins vivent un véritable enfer. Lorsque la tempête s’éloigne, elle laisse derrière elle l’une des catastrophes la plus importe de l’histoire de la pêche morutière à Dunkerque. Cette conférence s’efforce de reconstituer les événements sur place mais aussi de mettre en lumière la façon dont les Dunkerquois prennent connaissance de cette tragédie à travers la presse et les rumeurs.

Programme des conférences

  • 2ème semestre 2022
Peut être une image de texte qui dit ’CONFÉRENCES SDHA SEPTEMBRE- DÉCEMBRE 2022 DATES Vendredi 23 septembre 18h30 THEMES Les paysans du littoral dunkerquois au XIXe siècle CONFERENCIERS Mardi 11 octobre 18h30 Éric Vanlandschoote LIEU Mairie-Annexe Hôtel de Ville Rosendaël Pitgam une aire de production de sel durant 'Antiquité romaine Amélie Corsiez Vendredi 21 octobre 18h30 Mairie-Annexe Hôtel de Ville Rosendaël Rosendaël des origines à 1945 Jean-Louis Perreau Mairie-Annexe Hôtel de Ville Rosendaël Les Dunkerquois au Cap Horn Mardi 15 novembre 18h30 Jeudi 15 décembre 18h30 Jean-Pierre Mélis Un littoral fragile Mairie-Annexe Hôtel de Ville Rosendaël Mairie-Annexe Hôtel de Ville Rosendaël Agathe Leyssens’

Conférence de juin

Le 28 juin 2022 à 18h30, Mairie annexe de Rosendaël. Entrée gratuite

La Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord

des origines à 1945 par Frédéric CORNETTE

illustration : Le cargo Dunkerquois de la CBVN.

La Compagnie Générale des Bateaux à Hélice et à Vapeur, plus connue sous son acronyme de CBVN a vu le jour à Dunkerque il y a presque 170 ans, en 1853. Ses locaux et hangars se situaient à l’époque place des nations, au Freycinet 1, là où s’est implanté la bibliothèque et une partie des bâtiments universitaires de l’Ulco.

Fondée par Napoléon Verberckmoës, en lien étroit avec les Chemins de fer du Nord, elle est financièrement soutenue par des notables picards qui y investissent les premiers capitaux.

La compagnie maritime se veut la seule reliant directement le port de Dunkerque à celui de Kronstadt, en Russie. Pour tenir son objectif, elle fait construire ses trois premiers vapeurs localement, par le chantier Malo & Cie. Mais la guerre de Crimée va contrarier les plans de ses administrateurs et leur fermer la route de la Baltique.

Contrainte de se rabattre sur le petit cabotage le long des côtes françaises, la « compagnie », comme elle est appelée par les Dunkerquois, poursuit finalement son activité par des liaisons régulières vers Bordeaux et Le Havre.

Le conflit terminé, elle reprend son trafic vers la Russie mais, parallèlement, poursuit son développement sur la méditerranée, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.

Certains de ces vapeurs, comme l’Algérie, le Tunisie et le Jean Bart, seront lancés par les Ateliers et Chantiers de France, mais la plupart seront construits outre-Manche.

Très fortement impactée par la Première Guerre mondiale, avec une flotte réduite à quatre cargos et de nombreux marins disparus, elle redémarre ses activités avant d’être absorbée en 1927 par la Société de Gérance et d’Armement (SAGA), fondée par la famille Rothschild.

Les deux sociétés vont fusionner leurs moyens humains et matériels et se partager les lignes d’Afrique du Nord. Hirsch Jokelson, alors directeur de la maison de manutention Jokelson & Handstaem, va en prendre la gestion.

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord (CBVN) prospère, mais, dès le début du conflit, elle perd ses premiers cargos…

Frédéric Cornette, trésorier de la Société dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie et vice-président des Amis du Musée Portuaire, est l’auteur de plusieurs monographies (Ateliers et Chantiers de France, les Chantiers Ziegler). Il parcourra les moments forts de l’histoire de cette compagnie maritime dunkerquoise, de ses origines jusqu’à l’année 1945, en s’appuyant sur de nombreux documents d’archives et anecdotes. Deux publications sont prévues : la première en 2023 sur la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord (1853-1945), et la seconde, par la suite, sur la Société de Gérance et d’Armements et la Société Navale de l’Ouest.

Conférence du mois de mai

Les Femmes dans l’Opération Dynamo

L’histoire militaire s’est longtemps écrite au masculin en raison de l’hégémonie des hommes sur le sujet. L’entrée récente de la dépouille de Joséphine Backer au Panthéon a permis notamment de mettre en exergue le rôle des femmes dans les conflits contemporain, corroboré malheureusement par les combats actuels en Ukraine.  Au cours de la guerre 14-18 , leur implication fut prépondérante notamment dans le corps de santé et dans la continuité du travail à l’arrière du front. Ces actions dans l’effort de guerre n’eurent finalement que peu d’impact sur l’évolution du statut de la femme au début du 20ème siècle. Le déclenchement du deuxième conflit mondial allait-il  permettre une véritable reconnaissance de leur investissement militaire et de leur rôle indispensable dans l’ économie d’une nation en guerre ? L’étude de l’importante bibliographie sur les événements qui se déroulèrent à Dunkerque entre 1940 n’apporte qu’une vision lacunaire du rôle des femmes notamment pendant l’Opération Dynamo. Quelle fut leur place au milieu des bombardements et de l’ évacuation maritime des armées britanniques et françaises ?

Lors d’une conférence qui se déroula le mardi 24 mai 2022 à 18h30 en mairie annexe de Rosendaël, Olivier Vermesch, administrateur de la SDHA, tentera de donner des éléments de réponse à ces interrogations sur le rôle des femmes pendant l’Opération Dynamo à Dunkerque en mai-juin 1940.

Entrée gratuite

conférence du mois d’avril

LES RÉSULTATS DES RÉCENTES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES MENÉES DANS LE CENTRE-VILLE DE DUNKERQUE

(Vendredi 29 avril, 18h30, Mairie-annexe de Rosendaël)

La ville de Dunkerque a été détruite dans sa grande majorité lors des raids aériens de la Seconde Guerre mondiale : c’est un fait avéré, entériné par nombre de Dunkerquois et, de fait, de nombreux monuments publics ont été alors totalement arasés. Cette destruction massive du milieu du XXe siècle aurait tendance à laisser penser que l’Histoire de la ville a été perdue dans les décombres des bombardements.

Or, il n’en est rien. Si les reconstructions des années 1950 ont en grande partie remodelé la partie « aérienne » de la ville, le sous-sol garde encore les traces du passé important de cette cité portuaire et c’est le rôle de l’archéologie que de rendre visible à tous cette histoire enfouie.

Ainsi, les fouilles récentes menées dans le centre-ville (Ilot Nicodème, Ecole du Parc de la Marine, Quai de Leith), qui feront l’objet de la conférence donnée par l’archéologue Thierry Marcy, ont remis au jour en particulier d’importants vestiges qui rappellent l’importance de la Cité au XVIIe siècle, en un temps où le Roi-Soleil avait décidé de faire de ce port son arsenal de Marine sur la mer du Nord, à la hauteur de Le Havre, Brest, Lorient, Rochefort ou Toulon.

Conférence du 23 mars 2022

Le peintre anglais Bonington et Dunkerque

Au début du XIXe siècle, les Français découvrent avec admiration le travail d’un groupe de peintres britanniques en rupture avec l’art officiel. Parmi eux, un jeune homme surdoué, Richard Parkes Bonington (1802-1828), installé sur le continent et multipliant paysages et scènes historiques. Une mort précoce, à 26 ans, l’empêchera d’aller au bout d’une œuvre qui, toutefois, est reconnue par tous, artistes et historiens de l’art, comme initiatrice, du romantisme, mais aussi des grands courants de peinture en plein air au XIXe siècle.

Le hasard a voulu que dans sa courte carrière, Bonington ait séjourné presque une année à Dunkerque. La trace de ce passage important se retrouve dans bon nombre de tableaux et dessins.

La conférence de Michel Tomasek présentera, à l’aide de nombreuses illustrations, la vie, l’œuvre et le séjour dunkerquois de cet artiste de premier plan.

Mercredi 23 mars, 18h30, Mairie-annexe – Hôtel de Ville de Rosendaël

Revue 2022 n°55

SOMMAIRE DE LA REVUE n°55

1 – L’occupation ancienne dans la dune de Leffrinckoucke, du premier âge du fer à la Renaissance

       par Amélie CORSIEZ

2 – Les œuvres de Jean de Reyn à l’église Saint-Éloi

       par Myriam MORLION

 3 – État de la Flandre maritime au début du XIXe siècle : un rapport de l’an IX

       par Éric VANLANDSCHOOTE

4 – L’évolution des routes en Flandre au XVIIIe siècle : le cas de la Généralité de Lille

       par Olivier RYCKEBUSCH

5 – Les salaires d’Islande

      par Jean-Pierre MÉLIS

6 – La campagne à Islande de 1876

      par Martial MAERTEN et Guy MARÉCHAL

7 – Le départ des Islandais en mars 1903

      présenté par Jean-Louis PERREAU

8 – Hondschoote, une ville à l’arrière du front (1914-1918)

      par Jean-François DEBLONDE-SADORGE

9 – Le peintre Victor Tardieu, Jean Bart et la duchesse : de l’hôtel de ville de Dunkerque au Camp du         champ d’avoine de Bourbourg

       par Michel TOMASEK

10 – Le crime du Square Jacobsen

       par Bruno PRUVOST

11 – Le « Vieux Dunkerque » : surpopulation, mal-logement, insalubrité (pas de quoi inspirer la nostalgie)

       par Catherine HÉLIN

12 – La campagne du sergent François Donckèle (1939-1940)

        Journal de marche présenté par Patrick ODDONE et Olivier VERMESCH

13 – Maurice Baran « l’enfant juif caché » de Loon-Plage

         par Rudy RIGAUT

14 – Canonniers et Fusiliers Marins. Les unités de la Marine aux armées (1939-1945)

         par Olivier VERMESCH

15 – Pierre Decroo (1913-1950), pilote berguois de la France Libre

        par Jean POIRRIEZ et Patrick ODDONE

16 – Témoignage : l’arrivée des Canadiens et le début du siège de Dunkerque (septembre-octobre 1944)

         par Guy DESWARTE

17 – Chronique du patrimoine dunkerquois : Le Maçon de Louis Leygue

         par Myriam MORLION

Tarif de la revue : 25 €
les envois simples seront facturés 9,00 € et les envois suivis 9,50€

Commande à adresser par mail : sdha@orange.fr ou par courrier postal SDHA, médiathèque 30, rue du Château 59140 Dunkerque

Conférence de février

 » Aux origines des jardins ouvriers.

Derrière l’abbé Lemire, un médecin dunkerquois, le Dr Lancry »

Par Jean-Pascal Vanhove

En dehors d’Hazebrouck, la ville dont il a été maire de 1914 à sa mort, le nom de l’abbé Lemire (1853-1928) reste principalement lié aux jardins ouvriers dont il est généralement considéré comme le fondateur. Il serait plus juste de dire que celui qui a également été député du Nord de 1914 à 1928 a été le propagateur, en France, de cette forme d’assistance par la terre née de quelques expériences isolées tentées au XIXe siècle.

Le succès de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer qu’il a créée en 1896 et qu’il a présidée jusqu’à sa mort doit aussi beaucoup à un Dunkerquois d’adoption, le Dr Gustave Lancry (1857-1920). Ce médecin des pauvres, convaincu des bienfaits de l’hygiénisme, entendait rendre chaque ouvrier propriétaire de son logement et de son coin de terre. Il était notamment fasciné par la particularité de Fort-Mardyck, village de pêcheurs dans lequel chaque jeune ménage se voyait octroyer 24 ares de terre.

L’existence des jardins ouvriers – un terme qu’il inventa en 1895 – lui paraissait être un premier pas vers des réalisations sociales plus larges que l’abbé Lemire pourrait conquérir à la Chambre des députés. Le Dr Lancry se donna tout entier pour faire connaître l’idée, notamment par des articles de presse et des brochures. C’est lui aussi qui créa les premiers jardins ouvriers de Rosendaël en 1897.

Jeudi 10 février, 18h30, salle des fêtes de la mairie-annexe – Hôtel de ville de Rosendaël

Le Dr Lancry a créé en 1897 des jardins ouvriers à Rosendaël et a fait connaître leur existence et leur activité au moyen d’un bulletin.

Assemblée générale 2022

Notre Assemblée générale se tiendra le mardi 25 janvier à 18 heures en la mairie-annexe, hôtel de ville de l’ancienne commune de Rosendaël

Vous recevrez la nouvelle revue et vous pourrez renouveler votre adhésion

Elle sera accompagnée par une conférence d’Eric Verlet

« Les grandes évolutions de l’Hôpital de Dunkerque de 1945 à nos jours »

par Erick Verlet

L’Hôpital-Hospice de Rosendaël du début du XXe siècle fut un modèle d’architecture pavillonnaire, structure aérée et baignée de lumière, au bon air de Rosendaël ; il traversa les deux guerres mondiales, hôpital militaire en 1914 et hôpital de la Croix Rouge allemande jusqu’en 1945. Cet établissement hospitalier poursuivit sa mission de soins en Médecine, Chirurgie et Obstétrique, ainsi que l’accueil des personnes âgées et la protection de l’enfance ; il rendit d’immenses services à la population dunkerquoise. L’évolution des soins et des techniques, l’insuffisance du nombre de lits et l’exigence de modernité dans le contexte de la reconstruction de Dunkerque entrainèrent, dès la fin des années 50, le projet de ce que l’on appela le « Nouvel Hôpital », l’un des plus modernes d’Europe, inauguré par Simone Veil en 1976, il y a bientôt 50 ans… Erick Verlet, aujourd’hui médecin praticien honoraire, fut le témoin, en tant qu’acteur médical, de cette remarquable évolution. Il retracera les grandes étapes de la construction du bâtiment, ses équipements et ses transformations successives qui furent très nombreuses jusqu’à la Nouvelle Maternité de 2018. Il rapportera également un aspect sociologique des principaux acteurs administratifs, médicaux, chirurgicaux et soignants de tous les services qui ont travaillé ou qui exercent encore au CHD et qui ont accompagné les profondes mutations de ces dernières années. Les nombreux témoignages recueillis par le conférencier ont permis de belles rencontres, de belles personnes amoureuses de leur métier et de leur cher CHD.

Spirit of Dynamo. Une Histoire revisitée – Dunkerque 1940

Une nouvelle publication de la SDHA

Auteurs : Patrick Oddone, Jean Poirriez, Bruno Pruvost, Michel Tomasek, Olivier Vermesch

Le 80e anniversaire de l’opération Dynamo, qui ne put être commémoré en raison de la pandémie, méritait bien un nouvel ouvrage. Cette publication n’a pour seule ambition que celle de venir conforter les productions françaises peu abondantes sur ce sauvetage inespéré, comparées à l’imposante bibliographie anglo-saxonne consacrée au rembarquement du Corps expéditionnaire britannique et d’une partie de l’armée française. Toutefois, le lecteur n’y trouvera pas un nouveau récit du « Miracle de Dunkerque », mais plutôt un kaléidoscope qui met en lumière des thématiques et des problématiques jusqu’alors peu explorées et ignorées d’un public français resté traumatisé par la débâcle de mai-juin 1940, et pour lequel aussi l’Esprit de Dunkerque, celui de la reconquête, porté par Winston Churchill, est souvent encore synonyme d’une humiliante défaite.

Les chercheurs de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie ont ainsi exploité des sources inédites, d’origine privée ou extraites des Archives nationales britanniques, afin d’apporter un nouvel éclairage sur cet épisode considéré comme la plus importante opération de rembarquement de toute l’histoire militaire. Documents officiels, rapports, témoignages d’acteurs ou de témoins, parcours individuels atypiques, épopée maritime, sacrifice de l’aviation, lieux emblématiques, vestiges du drame, nécropoles, épaves de navires sanctuaires de l’Histoire, ou encore visions romanesques, soit autant d’approches diversifiées qui permettent de revisiter les pages terrestres, maritimes et aériennes de cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale. Car, aux yeux des historiens, il est nécessaire de rappeler que le succès de l’opération Dynamo permit à la Grande-Bretagne de s’ériger en fer de lance de la lutte contre le nazisme, et de symboliser la Résistance

Ouvrage en vente au prix de 30 € à La Librairie, 33 rue Emmery à Dunkerque et à la Librairie Lamartine à Bergues.

Les auteurs dédicaceront cet ouvrage le samedi 18 décembre de 10h à 18h au musée Dunkerque 1940 – Opération Dynamo, et le mercredi 22 décembre de 15h à 18h à La Librairie à Dunkerque.

Conférence de Décembre

Voyages, voyages ou l’art de franchir les frontières au XVIIIe siècle ….

par Agathe Leyssens

Mardi 14 décembre, 18h30, mairie-annexe, hôtel de ville de Rosendaël 

            La conférence proposée par La Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie (SDHA) invitera à découvrir les déplacements à l’époque moderne. Si, aujourd’hui, la question des mobilités est au cœur des démarches entreprises par les États pour réduire l’empreinte carbone et lutter contre le réchauffement climatique, les villes n’ont guère attendu cette actualité brûlante pour se pencher sur la question des transports, condition sine qua non de leur rayonnement.

Rendu célèbre par les exploits de ses corsaires tel Jean Bart, Dunkerque ne fut pas qu’un port de guerre au XVIIIe siècle. La redécouverte d’un ancien registre de l’Amirauté nous révèle qu’il fut aussi un port de commerce vers lequel se rendirent nombre de voyageurs nationaux et internationaux. Rédigé à une époque antérieure à la création des passeports, il permet de lever en partie le voile qui recouvrait ces voyageurs du passé jusqu’alors peu connus ainsi que les diverses raisons qui motivèrent leurs « voyäges ». Grâce à l’exploitation des données recueillies par le greffier, Agathe Leyssens brossera le portrait de ces hommes, de ces femmes mais aussi de ces enfants qui entreprirent de longues pérégrinations pour atteindre le havre dunkerquois. Voyager ne se révèle pas être toujours une partie de plaisir. Le confort relatif de certains moyens de transport, l’humeur capricieuse de la météo ou des hommes transforment alors en art le franchissement des frontières intérieures ou internationales.

passe-sanitaire et port du masque exigés)

conférence de novembre

par Amélie Corsiez sur l’Archéologie dunaire

Mardi 23 novembre à 18h30 Hôtel de ville de Rosendaël

La conférence d’Amélie Corsiez traite de l’occupation ancienne du massif dunaire à l’est de Dunkerque. Ce travail est issu d’un programme de prospections pédestres archéologiques agrée par l’Etat. Il vise à mieux caractériser cette occupation et étudier les trouvailles anciennes et récentes afin de les mettre en perspective de l’histoire régionale. Lors de cet exposé, ce seront les découvertes sur Leffrinckoucke qui seront présentées. Elles nous permettront d’aborder  la protohistoire, l’antiquité et l’époque médiévale. Cette histoire, aujourd’hui  invisible à nos yeux, est pourtant tout aussi importante que les vestiges de la deuxième guerre mondiale, car elle témoigne de l’occupation et l’exploitation de notre littoral dès l’époque celtique. La seconde partie de l’exposé évoquera, à l’aide de cartes, le reste des prospections et l’occupation archéologique de la plaine flamande de manière plus générale avec un point sur l’organisation de l’archéologie en France.

entrée gratuite dans le respect des normes sanitaires

Nouvelle publication

Présentation Ouvrage

La Brigade blindée tchécoslovaque, qui assiégea Dunkerque d’octobre 1944 à mai 1945, est l’héritière de l’engagement des Tchèques et des Slovaques qui, durant la Grand Guerre, s’engagèrent aux côtés des Alliés contre l’impérialisme austro-hongrois, et militèrent pour la constitution de leur État-nation. Après Munich et le démantèlement de la Tchécoslovaquie par les nazis, nombre de militaires résistants partirent en exil et combattirent sur plusieurs fronts, notamment en Pologne, au sein de l’armée française puis dans les rangs de la France libre, en Union soviétique et au Moyen-Orient.

En 1940, après la défaite des Alliés, les unités tchécoslovaques intégrées dans l’armée française furent évacuées en Angleterre et les Britanniques les regroupèrent en une Brigade qui symbolisait la résistance d’un peuple voulant voir renaître sa patrie. Immobilisée durant plusieurs mois devant Dunkerque, elle s’acquitta honorablement de sa mission, même si ses prérogatives opérationnelles furent restreintes. L’unité, parfaitement équipée, ne put cependant, pour des raisons politiques et diplomatiques, participer à la libération de la Tchécoslovaquie dans le contexte des premiers signes de la Guerre froide. Mais cet épisode tchécoslovaque de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Flandre demeure toutefois l’une des composantes de la mémoire collective de Dunkerque.

Ouvrage mis en vente au prix de 20 €, les :

  • Vendredi 22 octobre 2021 à partir de 14 à 18h, au Musée-Dunkerque-Dynamo, 32 rue des Chantiers de France, lors de sa présentation officielle.
  • Mardi 26 octobre 2021, à la Mairie-annexe – Hôtel de Ville de Rosendaël, à l’issue de la conférence de la SDHA (18h30).
  • Vendredi 29 octobre de 16h30 à 19h00, lors d’une séance de dédicaces à La Librairie, 33 rue Emmery à Dunkerque.

Conférence

Mardi 14 septembre 2021 à la Marie Annexe de Rosendaël à 18h30

par Bruno Pruvost

entrée gratuite mais soumise aux règles sanitaires

La découverte de deux barges de la Tamise coulé durant l’Opération Dynamo à Dunkerque par le club de plongée de Dunkerque  permettra de raconter cette aventure et d’évoquer l’histoire de ces barges à fond plat qui ont marqué le transport de marchandises en Angleterre depuis le XVIIIème siècles.
Ces barges retrouvées c’est surtout l’histoire de John Atkins, disparu sur l’un de ces bateaux qui ont joué un rôle important dans l’évacuation de Dunkerque.
John Atkins est  considéré comme le plus jeune marin de la Navy qui a trouvé la mort lors de l’Opération Dynamo.
Conférence illustrée de nombreuses photos et documents.

Le certificat de vaccination contre la COVID et le port du masque vous seront demandés à l’entrée…

Conférence

DUNKERQUE : de la libération à la reprise de la vie
(9 mai -fin décembre 1945) par Sylvain SEBERT

  Le mardi 29 juin à 18h30
Mairie-annexe de Rosendaël (Hôtel de Ville).  
La jauge de 75 personnes maximum reste en vigueur.
Vous pouvez réserver par mail sdha@orange.fr

Assiégée pendant plus de huit mois, la garnison de la forteresse allemande de Dunkerque, commandée par le vice-amiral Frisius, dépose les armes et capitule le 9 mai 1945, le lendemain de la fin de la guerre en Europe. Ce « front oublié » s’explique par le manque d’intérêt des Alliés pour une région dont le port est inexploitable, tandis que celui d’Anvers est redevenu opérationnel pour le ravitaillement des armées progressant en Allemagne. La brigade blindée tchécoslovaque qui verrouillait le périmètre de la « poche » sous l’autorité britannique et aux côtés de forces françaises, quitte immédiatement la région dunkerquoise pour rejoindre sa patrie. Après avoir rappelé le contexte de cette libération retardée, le conférencier, Sylvain Sébert, doctorant, s’attachera à décrire comment Dunkerque redevint française et les conditions dans lesquelles s’opéra, non sans tensions, la remise, par les Anglais aux Français, de l’agglomération. Après le rétablissement de l’autorité administrative et militaire, vient le temps du déminage et des autorisations d’entrée données aux premiers civils, choisis pour leurs compétences en matière de reconstruction. La vie va ainsi reprendre peu à peu, la population devant s’accommoder de l’immensité des destructions de la ville et du port, et apprendre à affronter le provisoire. La renaissance se caractérise par la reprise de la vie politique avec la venue du général De Gaulle en août 1945 et l’organisation des élections municipales et cantonales, puis législatives et le référendum d’octobre. Les premiers travaux visent à rétablir les voies de communication entre Dunkerque et son hinterland, puis la vie économique redémarre lentement avec la reprise de l’activité maritime, en particulier la campagne de pêche aux harengs. Très rapidement aussi, la scolarité est rétablie, la vie culturelle renaît ainsi que les loisirs dont l’accès aux plages qui fut interdit à la population durant toute l’occupation.

Nouveau numéro des Spécificités Dunkerquoises

A la demande de la Ville de Loon-Plage, 4 historiens de la SDHA, Olivier Vermesch, Patrick Oddone, Rudy Rigaut et Jean Poirriez, on coécrit un nouvel exemplaire de la série Spécificités Dunkerquoises traitant de certains aspects de l’histoire de la commune de Loon-Plage pendant la seconde seconde guerre mondiale.

Cet ouvrage collectif est disponible au prix de 5,00€ à la mairie de Loon-Plage

Reprise des conférences

Suivant les perspectives d’évolution des mesures sanitaires, la SDHA a décidé de proposer un calendrier de conférences pour le 2ème semestre 2021. Vous serez informés mensuellement de la tenue des communications historiques et de la jauge d’accueil du public Pour la conférence du mois de juin, nous restons pour l’instant sur un potentiel de 75 personnes.

Une nouvelle publication dans la collection « Spécificités Dunkerquoises »

Un ouvrage écrit par le Docteur Erick Verlet

L’Assemblée Générale

le 26 février 2021
 


tLe déroulement spécifique du 26 février 2021
Chers Adhérents,   En raison de la crise sanitaire, notre assemblée générale
se tiendra à huis-clos, suivant les modalités publiées au Journal Officiel : Ordonnance N° 2020 -321 du 25 mars 2020 (art. 4) qui autorise la tenue des Assemblées générales à huis-clos en raison de l’épidémie du COVID.
Ordonnance N° 2020-1497 du 2 décembre 2020 (art. 5) qui a pour but d’assurer la continuité du fonctionnement des associations en autorisant l’accomplissement du vote par correspondance.

ORDRE DU JOUR Présentation du RAPPORT MORAL de l’exercice 2020, suivie d’un vote
Présentation des PERSPECTIVES 2021, suivie d’un vote
Présentation du RAPPORT FINANCIER de l’exercice 2020, suivie d’un vote
Présentation du BILAN PRÉVISIONNEL 2021, suivie d’un vote
Renouvellement du CONSEIL D’ADMINISTRATION. Présentation des
candidatures, suivie d’un vote
Le Conseil d’Administration procédera à l’élection de son bureau dès que la
ville de Dunkerque sera en mesure de proposer un lieu de réunion sécurisé permettant la distanciation.

Après avoir pris connaissance des documents que vous avez reçus par e-mail en annexe relatifs à l’ordre du jour, il vous est demandé d’émettre un vote sur
chacun des sujets soumis à la délibération de cette Assemblée générale
du 26 février dans le tableau du formulaire ci-joint (fichier pdf).  

Vous pouvez le faire aussi bien par courrier postal ainsi que par e-mail :
sdha@orange.fr

Nous comptons sur vous pour renouveler votre adhésion et participer
nombreux au fonctionnement de notre association, malgré les circonstances
difficiles et nous vous en remercions.

Bien cordialement,


Le Président,
Patrick ODDONE  

la nouvelle revue annuelle

La nouvelle revue est parue.

Sous réserve de nouvelles mesures coercitives qui ordonneraient notamment la fermeture des librairies dans le cadre d’un troisième confinement, les membres de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie, résidant dans l’agglomération dunkerquoise et en Flandre maritime, sont invités à renouveler leur adhésion et à retirer la Revue 2021 (14 articles) les :  

– Mardi 23 février de 14h à 17h
– Jeudi 25 février de 14 à 17h
 

lieu de retrait : La Librairie, 33 rue Emmery à Dunkerque   Dans le strict respect des consignes sanitaires en vigueur.  


SOMMAIRE du n°54, janvier 2021

JEAN POIRRIEZ, ALAIN VERNES

Les grandes épidémies et leurs répercussions sur Dunkerque et la région du Nord La pandémie de covid-19 surprend, inquiète et bouleverse aujourd’hui nos sociétés modernes, l’occasion peut-être de rappeler qu’en leur temps, le choléra, la peste, la variole et le typhus ont dévasté nos régions semant la mort et la désolation ……..

1 à 32

JEAN-LOUIS MARTEEL, ÉRIC VANNEUFVILLE

Le flamand du Dunkerquois. Origines médiévales et accointances subséquentes Le flamand de nos aïeux a laissé bien des traces dans nos us et coutumes et dans la toponymie du Dunkerquois. En quelques pages et un lexique nous sommes invités à retrouver nos racines langagières

33 à 40

OLIVIER RYCKEBUSCH

Les péripéties judiciaires et commerciales d’un navire négrier dunkerquois : Le comte de Toulouse Le 29 novembre 1721 la frégate de 400 tonneaux Le comte de Toulouse quitte Dunkerque pour se livrer au « commerce de nègres ». Embarquons pour Saint-Domingue via La Réunion à travers l’Atlantique pour suivre les péripéties d’un voyage qui vire à l’imbroglio judiciaire et commercial

p41 à 52

AGATHE LEYSSENS

La nature en ville au XVIIIe siècleÀ l’heure où des édiles préconisent de revégétaliser les villes, voici dévoilé comment, au XVIIIe siècle, les échevins du magistrat de Dunkerque s’y sont pris pour végétaliser leur cité et la rendre plus attrayante

p53 à 74.

JEAN-LOUIS PERREAU

Soldats dunkerquois de la Révolution et de l’Empire décorés de la Légion d’honneur. Ces Dunkerquois ont servi et se sont distingués dans les armées de la Révolution et de l’Empire, mais bon nombre d’entre eux ont dû attendre le crépuscule de leur vie pour avoir l’insigne honneur de recevoir le « ruban rouge »

p75 à 92

JEAN-PIERRE MÉLIS

Le commerce des « denrées coloniales » à Dunkerque au début du XIXe siècle (seconde partie) Si la pêche morutière dunkerquoise est bien documentée, le commerce des îles est un peu resté dans l’ombre, lacune en partie comblée par cette étude scrupuleuse et détaillée des registres de la Chambre de commerce et des feuilles d’annonces de Dunkerque….

p93 à 120

ALAIN MORREEWS

Léon Herbart (1838-1915) homme de réseau et animateur du parti colonial Le personnage ne laisse pas indifférent. Touche-à-tout débordant d’activité, dynamique, il laisse libre cours à son esprit d’entreprise le plus souvent avec bonheur. Tour à tour industriel, assureur, hôtelier, censeur de la banque de France, conseiller municipal…, ses deux faits d’armes sont sans doute sa présidence de la Chambre de commerce de Dunkerque et la création des Ateliers et Chantiers de France …..

p121 à 158

BRUNO PRUVOST

La Nécropole nationale de Zuydcoote de 14-18 De l’hôpital du Sanatorium à la Nécropole nationale de Zuydcoote, l’auteur ouvre le chapitre de l’organisation de la sauvegarde de la mémoire des soldats morts des suites de blessures au combat sur ce lopin de terre flamande

p159 à 186

FRÉDÉRIC CORNETTE

De Dunkerque à New York avec la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) Nous avons tous en tête ces images d’émigrants se pressant sur les ponts des paquebots en partance pour l’Amérique. Il s’avère que Dunkerque a été aussi régulièrement une tête de pont de la Compagnie Générale Transatlantique pour le départ des émigrants européens vers l’eldorado américain.

p187 à 200

PATRICK ODDONE

La correspondance du capitaine René Roëckel, héros de la Grande Guerre, décédé accidentellement à Dunkerque, le 16 août 1917Il n’a pas été crédité de sa cinquième victoire confirmée pour rejoindre le gotha des as de l’aviation, mais il nous a laissé une correspondance émouvante où il fait preuve d’une passion du vol, d’une volonté de servir et d’une ardeur au combat à toute épreuve qui causeront sa mort accidentelle en essayant un Spad à Dunkerque.

p201 à 226

MICHEL TOMASEK

Le parcours religieux erratique du Dunkerquois Louis WinnaertÉtrange destinée de ce Dunkerquois œcuménique avant l’heure, doté d’une foi inébranlable et d’une soif d’absolu inextinguible qui le conduiront à embrasser et à prêcher trois religions différentes.

p227 à 238

FRÉDÉRIC CORNETTE

L’École des Frères de la rue Caumartin, le frère Gatien et les sœurs Grawez Naissance, vie et disparition de l’École des Frères de la rue Caumartin après les ravages des bombardements de 39-45.

p239 à 264

OLIVIER VERMESCH

Témoignage de guerre de Robert Monet. Les carnets du périple d’un marin Dunkerque-Liverpool-Casablanca-Toulon. Août 1939-août 1940. De la mobilisation au retour à la vie civile Robert Monet a vécu la déroute de la France en 39-40, en partie dans le Dunkerquois, et noté, au jour le jour, les événements dans deux agendas. Il raconte….

p265 à 298

Présenté et annoté par PATRICK ODDONE

Le journal de Georges Chaplet, soldat au 131e RI (campagne du 10 mai au 21 juin 1940)De reculs en replis, de retraite en déroute, Georges Chaplet et son unité fuient l’ennemi jusqu’à la débandade sur les bords de la Loire

p299 à 312

Informations. p313 à 316

Bonne lecture !

Bonnes Fêtes de fin d’année

Dans l’espoir de pouvoir vous revoir bientôt lors de nos conférences….

Joyeux Noël - Trois enfants et sapin de Noël - Photochrom 569 - Carte  postale ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - Geneanet

Les BECK, Armateurs de Dunkerque 1820 – 1930

Des goélettes à Islande aux trois-mâts du Long cours

        par l’ Amiral Benoit Chomel de Jarnieu

La sdha vous propose un ouvrage concernant notre histoire maritime car l’auteur a bénéficie du concours de Jean-Pierre Mélis, administrateur de notre société

La famille Beck a écrit une part notable de l’histoire de la Flandre maritime et de celle de Dunkerque.

Durant plus d’un siècle, de 1820 à 1930, les Beck furent en effet de toutes les aventures et initiatives locales maritimes.

Leur « maison de commerce », nom donné aux  entreprises d’armement à Dunkerque, fut une des plus importantes de cette ville et une des dernières à fermer.

Les navires BECK, issus de leur propre chantier, voguèrent sur toutes les mers, pour le commerce au long cours avec les trois- mâts, le négoce et surtout la pêche à Islande avec les goélettes.

Créée avant toutes les autres par Jean-Pierre Gabriel Beck, dès 1870, la caisse de secours aux familles de marins fut une réalisation majeure dont Dunkerque peut encore s’enorgueillir aujourd’hui.

Cette aventure humaine et maritime a été écrite par un de ses descendants, marin lui aussi, s’appuyant sur la mémoire collective de sa famille, des personnalités dunkerquoises, des archives locales et régionales.

Ouvrage disponible : novembre 2020 350 pages, format A5, nombreuses illustrations.

Prix 22 euros + frais d’envoi.

              Commandes et  demandes d’expéditions sur :

cambusedesintrouvables@gmail.com

Voir aussi le site internet cambuse.e-monsite.com

conférence d’octobre


Une conférence sur les portraits de Jean Bart : un véritable kaléidoscope

Par Michel Tomasek

Lorsque l’on se demande à quoi pouvait bien ressembler Jean Bart, immédiatement s’impose le visage imaginé par David d’Angers pour la statue qui, depuis 1845, est devenue emblème de la ville de Dunkerque. Pourtant, dès qu’on se penche d’un peu plus près sur ce sujet, apparaissent des dizaines de visages très divergents… un véritable kaléidoscope !  Quels sont ceux qui s’approchent de celui du vrai Jean Bart ? d’où sortent les autres ? Ce sont quelques-unes des questions que traitera Michel Tomasek, docteur en histoire de l’art et historien local, dans une conférence sous l’égide de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie.

Mairie de quartier de Rosendaël – Hôtel de Ville – Jeudi 22 octobre à 18h30 – Port du masque obligatoire – capacité maximale : 75 personnes – réservation indispensable : sdha@orange.fr

Bon de souscription

La SDHA va publier les recherches menées par Jean Poirriez sur les marins dunkerquois de la France Libre. Une souscription est donc ouverte.

Elle est valable jusqu’au 30 novembre 2020.

Conférences dernier trimestre 2020

Suivant les normes sanitaires, la jauge maximale de spectateurs est de 75 personnes. Vous pouvez réserver votre place par mail à sdha@orange.fr une semaine avant chaque conférence.

Conférence : Les Juifs de Dunkerque au XIXe siècle : communauté, citoyenneté, identité

PAR RUDY RIGAUT

Salle de la Mairie annexe de Rosendaël

Jeudi 24 septembre 2020 à 18 h30

En raison du protocole sanitaire et le nombre de places limitées ( 75 personnes) vous pouvez réserver par mail ( sdha@orange.fr )..

En cas de réservation se présenter à 18h10

En 1791, l’Assemblée constituante émancipe les Juifs, désormais reconnus comme des citoyens à part entière. Quant à Napoléon Ier, il impose la création du Consistoire central qui réorganise le culte tout en dotant le judaïsme français d’une voix unique face au pouvoir politique. C’est aussi à partir du Premier Empire que des opérations de recensement des Juifs sont régulièrement organisées par les autorités.
Comment ces transformations majeures sont-elles exécutées et vécues par les Juifs de Dunkerque ? La mise en œuvre de ces procédures constitue les premières étapes de la fabrique identitaire locale qui s’accompagnent de la mise en place de structures communautaires favorisant l’ancrage territorial tel que l’acquisition des cimetières et des premiers lieux de prière vers le milieu du XIXe siècle.
Cette conférence sera donnée par Rudy Rigaut, membre du CA de la SDHA, docteur en histoire, correspondant régional du Mémorial de la Shoah.

Conférence ( annulée en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19)

L’ONCOR une des cités de travailleurs de la reconstruction de Dunkerque

par Daniel Pasquereau

Jeudi 26 mars 2020 à 18h30 salle 5 du Pôle Marine à Dunkerque

conférence

A la suite de l’assemblée générale 2020, Catherine Hélin proposera une conférence, le jeudi 23 janvier 2020 à 18h30 à la salle 5 du Pôle Marine à Dunkerque.

Les Nouvelles Galeries, fleuron historique du commerce local

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Catherine Hélin vous rappellera l’histoire des Nouvelles Galeries. L’enseigne, chère aux Dunkerquois, n’est pourtant que le maillon d’une chaine qui importera en province le modèle des grands magasins parisiens. Un modèle du genre né de l’esprit de Nicolas Canlorbe, un homme intelligent et audacieux, au parcours peu commun. Implantées à Dunkerque à partir de 1903, les Nouvelles Galeries vont révolutionner le commerce local en proposant en cœur de ville un grand magasin de nouveauté qui se veut, jusque dans ses moindres détails, au service du client. La politique commerciale novatrice de la chaine importe alors le commerce moderne dans notre ville plus habituée aux boutiques traditionnelles. L’enseigne affronte le siècle et ses guerres, se relevant à chaque fois plus forte, elle perdra pourtant sa dernière bataille au début des années 1990. Trente ans après sa fermeture, les Nouvelles Galeries représentent encore pour de nombreux Dunkerquois, le fleuron du commerce local.

conférences 2020

Conférence à la Bib

« Les villes des Hauts de France décorées de la Légion d’honneur »Par Bernard Piccarreta

Jeudi 12 octobre, 18h30

Vaste champ de batailles depuis l’Ancien Régime, les régions des Hauts de France et du Grand Est, figurent parmi celles qui comptent le plus grand nombre de communes décorées, distinguées par la France et les pays étrangers, notamment à l’issue des Première et Seconde Guerres mondiales. La Légion d’honneur constitue notre Premier Ordre national. Elle fut créée le 19 mai 1802 par le général Bonaparte, alors « Premier Consul de la République Française ». Devenu l’Empereur, Napoléon 1er accorda, par décret du 22 mai 1815, durant les Cent-Jours, « l’Etoile des Braves » à Chalon-sur-Saône, Tournus et Saint-Jean-de-Losne, situées en Bourgogne, pour leur conduite durant la Campagne de France en 1814. Au total, entre le décret de 1815 et celui du 23 novembre 1957, signé par le Président de la République René Coty pour Beauvais, ce sont 64 communes françaises qui portent le titre de « Chevalier de la légion d’honneur ». Sept villes étrangères en sont également titulaires : Liège (1914), Belgrade (1920), Luxembourg (1957), l’ancienne Stalingrad rebaptisée Volgograd (1984), Alger (2004), Brazzaville (2006) où le Général de Gaulle avait fondé, par l’ordonnance du 16 novembre 1940, l’Ordre de la Libération (attribué jusqu’en 1946), et Londres (2020). La Légion d’honneur a été décernée à 23 villes qui se situent dans notre Région dont Lille, Valenciennes et Landrecies (1900) ainsi que Dunkerque (1919).Selon quels critères, la Légion d’honneur et bien d’autres décorations furent-elles attribuées ? D’autres distinctions ont-elles été accordées à des communes ? Quelle doit être la place de ces décorations dans les armoiries communales, dont Dunkerque ou Lille ? C’est à ces questions que répondra Bernard Piccarreta, membre de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie.

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