ASSEMBLEE GENERALE et renouvellement des cotisations
LE MARDI 24 JANVIER À 18h00 au CASINO DE DUNKERQUE
Conférence à 18h30
Des américains à Dunkerque en 1940 ?
par Olivier Vermesch
Les déclencheurs des recherches historiques sont souvent des interrogations scientifiques, des documents iconographiques, des découvertes archivistiques. La genèse du sujet « des Américains à Dunkerque en 1940 ? » est née d’une rencontre avec un habitant de Rosendaël qui a présenté un souvenir familial de l’opération Dynamo, ramassé à l’époque dans la rue de Zuydcoote : un manteau de l’armée américaine. Les événements qui se sont déroulés à Dunkerque en mai-juin 1940 ont amené dans l’agglomération des militaires de différentes nationalités. Des Hollandais, des Belges, des Espagnols, des Britanniques, des Canadiens, des Pakistanais …, passèrent, combattirent, décédèrent dans le Dunkerquois. Cependant, l’abondante historiographie traitant du rembarquement franco-britannique, qui s’est déroulé du 26 mai au 4 juin 1940, n’évoque aucunement la présence de soldats d’outre-Atlantique. Par contre, au cours de la période de la « Drôle de Guerre », des volontaires américains vinrent renforcer les unités de transports sanitaires de l’armée française. Y a-t-il une corrélation entre ces faits ? Olivier Vermesch, tentera de répondre à cette interrogation historique lors d’une conférence illustrée qui se déroulera à l’issue de l’assemblée générale de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie.
AU PERIL DE LA MER : DUNKERQUE, UN LITTORAL FRAGILE
le jeudi 15 décembre 2022 à 18H30 à la mairie-annexe de Rosendaël, par Agathe Leyssens, membre de la société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie
Entrée gratuite
Les actualités
de ces derniers mois (tornades ravageant les littoraux de Floride, inondations
en Europe en juillet 2021, sécheresse historique de l’été 2022) rappellent aux
hommes la fragilité des milieux dans lesquels ils vivent. Paradoxe de la
situation, les plaines côtières qui sont les zones plus menacées sont les
régions qui attirent les êtres humains et concentrent l’essentiel des activités
économiques. Pour protéger ces espaces fragiles, Etats et acteurs locaux
prennent des mesures tout en maintenant les activités économiques à l’instar
des actions menées par la communauté urbaine de Dunkerque. Cette dernière construit
désormais des ouvrages intégrant la protection de la digue des submersions
marines et espaces de détente pour touristes, ré-ensablement de la plage et
protection des oiseaux migrateurs.
Si ces
opérations sont désormais mises en valeur, elles ne sont guère une nouveauté.
Dans la conférence qu’elle donnera le jeudi 15 décembre 2022 à 18H30 à la
mairie-annexe de Rosendaël, Agathe Leyssens, membre de la société
dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, évoquera cette longue lutte de
l’homme pour aménager ce littoral et dont nombre de traces, y compris au cœur
du tissu urbain, subsistent encore aujourd’hui. Elle démontrera que face aux
tempêtes, submersions marines, inondations ou sécheresses, les Dunkerquois
firent preuve de résilience à de nombreuses reprises. Transformant et
aménageant ces terrains prétendument hostiles, ils mirent ainsi en valeur ce
littoral suscitant nombre de convoitises contre lesquelles ils durent se
défendre.
Mardi
15 novembre, 18h30, mairie-annexe hôtel de ville de Rosendaël
Si Etienne de Perrier, officier au
service de la Compagnie des Indes Occidentales, est le premier Dunkerquois
identifié à franchir le cap Horn en 1723, l’histoire de ceux qui, jusqu’au XXe siècle lui ont succédé, est peu
connue.
Dans les années 1830, des baleiniers,
armés à Dunkerque, franchissent le cap et vont chasser le cachalot dans le
Pacifique. Ils sont suivis, la décennie suivante, par deux navires de Gaspard
Malo qui remontent l’Amérique du Sud jusqu’à San Francisco et y débarquent des
émigrés français. À leur retour, ils chargent « l’or
des oiseaux » sur les îles chiliennes,
ouvrant ainsi le trafic du guano qui se prolonge par celui du nitrate. Commence
alors l’aventure dunkerquoise au cap Horn. À partir de cette époque, de très
nombreux trois et quatre-mâts, de toutes nationalités, passant le cap à l’aller
comme au retour, fréquentent Dunkerque pour alimenter en engrais les
agriculteurs des grandes plaines de l’Europe du Nord. En 1889, la prestigieuse compagnie A.D Bordes
fait de Dunkerque le principal port d’armement de ses navires dont le cinq-mâts
France, le plus grand voilier de son
temps, qui effectue tous ses voyages vers le Chili à partir de son port
d’attache. Enfin, en 1900, un groupe d’industriels
lillois crée la Société des Voiliers Dunkerquois dont les navires
sillonnent le monde en défiant, eux aussi, le cap Horn. Cette situation conduit
au paradoxe de transformer Dunkerque en un important port cap-hornier, à un moment où la navigation à vapeur supplante
définitivement la voile dans le transport maritime.
À travers des témoignages, des documents d’archives et des illustrations
souvent inédites, Jean-Pierre Mélis s’attachera à faire revivre l’histoire des
marins qui ont affronté le cap mythique, celle des navires qui ont contribué à
faire du port le troisième de France, et
l’impact de cette épopée sur la vie des Dunkerquois.
« La Bérengère de la Société des Voiliers Dunkerquois
en route vers le Cap Horn »
Jean-Louis Perreau, secrétaire de la SDHA, vendredi 21 octobre à 18h30 dans la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Rosendaël. L’histoire de Rosendaël débute au XVIe siècle par la naissance d’un petit hameau de pêcheurs blotti dans les dunes au pied des remparts de Dunkerque. Plusieurs fois victime des guerres jusqu’au siège de 1793, l’agglomération prend son essor au début du XIXe. Ses habitants bénéficient à la fois d’un sol favorable aux cultures maraîchères et de la proximité de Dunkerque qui fait du « Val des Roses » le lieu favori de promenades et de loisir de tous les Dunkerquois.
Pitgam, une aire de production de sel durant l’Antiquité
En 2021, l’archéologue Amélie Corsiez a dirigé une campagne de prospections menée dans le cadre du projet I-site de l’université de Lille, et intitulée « Les mots du sel ». Suite aux découvertes d’ateliers sauniers à partir des années 90 (prospections et fouilles), le projet visait à reprendre et réactualiser les données et à les compléter par d’éventuelles nouvelles découvertes. Au total, une centaine d’hectares ont été prospectés et ont permis d’augmenter significativement nos connaissances sur l’activité saunière à Pitgam. En effet, cette activité semble étendue et se placer presque en continu, à l’interface entre la plaine maritime flamande et la Flandre intérieure, entre Steene et le nord-ouest de Pitgam, le long d’un paléo-chenal. Cela laisse entrevoir la possibilité d’une implantation de multiples petites unités mélangeant production de sel et habitat rural, qui pourrait se poursuivre tout au long de ce chenal et remonter vers Looberghe. La conférence qui sera donnée par Amélie Corsiez sera l’occasion de faire connaître ces résultats et de mettre en avant le passé artisanal saunier du littoral à l’époque antique.
(Mardi 11 octobre, 18h30, mairie-annexe hôtel de ville de Rosendaël)
Piliers de fours à sel et handbricks (boudins d’argile)
Les paysans du littoral dunkerquois au XIXe siècle
vendredi 23 septembre 2022 à 18h30 en mairie annexe de Rosendaël.
( entrée gratuite )
L’industrialisation et l’urbanisation ont certes profondément marqué le littoral dunkerquois depuis de nombreuses décennies, mais l’agriculture est toutefois restée longtemps une des principales activités de la Flandre maritime. De l’élevage aux céréales en passant par les cultures légumières, tous les types de productions agricoles furent déclinés dans les communes périphériques de la ville et du port de Dunkerque. Si les autorités de l’Ancien Régime n’ont pas procédé à d’inventaires précis, les administrations ont multiplié des enquêtes régulières après la Révolution française. Ces archives permettent aujourd’hui à l’historien de reconstituer le paysage agricole du littoral de la mer du Nord. En effet, les statistiques du XIXe siècle dévoilent non seulement les productions réalisées dans chaque commune mais aussi l’étude de la composition de la société et des conditions de vie de l’époque. Ces spécificités agricoles du littoral dunkerquois à la fin du XIXe siècle seront dévoilées lors de la conférence donnée par Eric Vanlandtschoote, membre du conseil d’administration de la Société dunkerquoise d’histoire,
Un marchand
des quatre-saisons au XIXe siècle. Musée de Cambrai
À partir de fin février la flottille des goélettes et des lougres quitte Dunkerque pour être sur les côtes d’Islande dès le début avril. Rassemblés sur la côte Sud de « l’île de glace » plus de 1 600 pêcheurs commencent alors leur campagne de pêche à la morue qui ne se terminera qu’en septembre. Alignés le long du bastingage, une ligne à la main, les hommes travaillent sans relâche lorsque le poisson « donne ». En ce début de printemps 1888, le temps n’est ni pire ni meilleur que les années précédentes. Les navires sont agglutinés très près des côtes, là où la morue vient frayer. Le 17 avril, un coup de vent s’abat sur la flottille et occasionne des dégâts importants mais, dix jours plus tard, le 28 avril c’est un véritable cyclone qui s’abat sur les morutiers. Pendant 24 heures les marins vivent un véritable enfer. Lorsque la tempête s’éloigne, elle laisse derrière elle l’une des catastrophes la plus importe de l’histoire de la pêche morutière à Dunkerque. Cette conférence s’efforce de reconstituer les événements sur place mais aussi de mettre en lumière la façon dont les Dunkerquois prennent connaissance de cette tragédie à travers la presse et les rumeurs.