Conférence du mois d’octobre

LES PRÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE À DUNKERQUE

DE FÉLIX FAURE À EMMANUEL MACRON

par Jean Louis Perreau

Jeudi 24 octobre 2024 à 18h30 à la mairie de Rosendaël

visite du président Poincaré à Dunkerque

De 1897 à 2023, la ville de Dunkerque a reçu la visite de nombreux présidents de la République. Avant 1914, ils venaient dans notre cité pour s’embarquer à destination de la Russie ou des pays du Nord, comme Félix Faure ou Émile Loubet. Plus tard, ils viendront pour inaugurer un monument, comme Raymond Poincaré ou René Coty, ou bien pour visiter les installations portuaires ou industrielles, comme De Gaulle ou François Hollande.

Leur séjour, parfois bref, a été marqué par des banquets, des bains de foule, des discours, et la traditionnelle réception des Bazennes. L’accueil des Dunkerquois, toujours enthousiaste au temps de la IIIe et de la IVe République a été parfois troublé par des manifestations hostiles après 1960.

C’est cette histoire que retracera Jean-Louis Perreau, secrétaire de la Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, au cours d’une conférence qui sera illustrée par de nombreuses photographies, cartes postales d’époque, articles de presse, et même de quelques images filmées.

Entrée Gratuite

Conférence de septembre 2024

CONFERENCE DE LA SDHA par Jean-Pierre Mélis ( vice-président )

Jeudi 26 septembre à 18h30

Au Casino de Dunkerque

LES VOILIERS DUNKERQUOIS AUX INDES

En 1841, le trois-mâts Louise Lavoye est le premier voilier dunkerquois à pénétrer dans l’Océan Indien. Il ouvre ainsi la voie du commerce les Indes et de l’Asie pour un port dont l’activité économique repose alors essentiellement sur la grande pêche de la morue à Islande et le commerce du sucre des Antilles. Peu à peu, Pondichéry, Calcutta ou Bombay deviennent des destinations courantes pour des équipages qui doivent affronter les difficultés de cette nouvelle navigation : typhon, ports difficiles d’accès, piraterie, caprices de la mousson, hégémonie du commerce des Anglais. L’épopée des voiliers prend fin avec l’ouverture du canal de Suez mais, entretemps, ils auront ramené à Dunkerque des marchandises aussi variées que l’indigo, le riz, les graines de pavot ou encore des dizaines de milliers de cornes de buffles. Le conférencier, Jean-Pierre Mélis, se propose de faire découvrir, à l’aide de très nombreuses illustrations, cet épisode peu connu de la vie maritime à Dunkerque

Conférence de juin

Entrée gratuite

Si les premiers bains de mer de France remontent déjà à près de 200 ans, les stations balnéaires de la Côte d’Opale prennent un essor fulgurant dans les toutes premières années du XXIème siècle. Du Touquet à Ostende, en passant par Malo-les-Bains et Bray-Dunes, elles rivalisent d’astuces pour attirer à elles une clientèle toujours plus nombreuse.

Alors que « la plus belle plage du Nord » érige son casino et déploie sa belle digue-promenade, Malo-Les-Bains ne trouve bientôt plus d’espace pour s’étendre. A ses confins pourtant, deux hommes pleins de fougue se lancent dès 1900, dans une course effrénée pour rivaliser avec la belle voisine. A Leffrinckoucke et Malo Terminus, Edouard Denièle et Alfred Roche rêvent d’édifier au milieu des dunes et face à la mer, la plus coquette des plages de la région.

En quelques mois, le petit hameau de Terminus, situé entre Malo-Les-Bains et Leffrinckoucke, devient le cadre d’une fulgurante promotion immobilière avec pour navire-amiral, un immense casino aux allures de mastodonte haussmannien, censé ravir la vedette à toutes les plages avoisinantes.

Leffrinckoucke et Malo Terminus deviennent, le temps d’une décennie, l’objet de toutes les attentions et de tous les ravissements.

Passionné d’histoire locale et natif de Malo-Les-Bains, Nordine HENNI nous entraîne dans la folle histoire de la création de la station balnéaire. Il nous raconte comment le rêve fou de deux entrepreneurs ambitieux, se heurte aux vicissitudes tragiques d’un siècle qui s’annonçait pourtant, si prometteur.

Conférence du mois de mai 2024

Visions artistiques de l’Opération Dynamo

Par Michel Tomasek

Mardi 28 mai à 18h30 au Casino de Dunkerque

On pouvait penser que la photographie allait complètement faire disparaître les arts traditionnels dans la représentation des conflits du XXe siècle. Pas du tout ! S’il existe, en effet, des millions de photos de guerre, le dessin, la peinture ont largement survécu et, bien au contraire, ont permis de transmettre des visions totalement inattendues, personnelles qui enrichissent la perception historique de ces événements. Michel Tomasek, docteur en histoire de l’art, dans le cadre des conférences de la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie dont il est vice-président, présentera un choix d’œuvres représentatives des visions françaises, britanniques et allemandes de l’Opération Dynamo/Bataille de Dunkerque, venant ainsi compléter les nombreuses études des historiens locaux sur cet épisode trop souvent occulté au plan national en France et pourtant essentiel dans le déroulement de la Seconde Guerre mondiale.

Entrée gratuite.

fresque murale d’Otto Schiel (collection privée)

CONFERENCE du mois d’avril

LA FLANDRE PROTESTANTE, une histoire presque effacée

Mercredi 10 avril à 18h30

Temple protestant, 16bis, Quai au Bois.

C’est dans le temple protestant de la cité de Jean Bart que se tiendra la conférence sur le protestantisme en Flandre en général et à Dunkerque en particulier. Cette histoire près de chez soi est devenue une inconnue, même pour les plus érudits. Pourtant elle est riche et s’inscrit dans la durée. Trois temps forts se dessinent. Le premier s’ouvre avec des rebelles appelés les Gueux. La révolte des Pays-Bas commence chez nous et la Flandre devient alors en grande partie protestante. Cette période trouble et complexe se termine par le rétablissement du catholicisme. La répression espagnole, les collèges jésuites comme l’art baroque y contribuent. Cette période de ténèbres pour les protestants est marquée par la répression, l’exil et la clandestinité. Il faut attendre le XIXe siècle pour retrouver un cadre favorable politiquement mais aussi économiquement. C’est dans ce contexte que renait la communauté de Dunkerque et que son temple est érigé sous Napoléon III.

Dans cette histoire de Flandre, la ville portuaire de Dunkerque se singularise, voyant passer les exilés de la foi, les galériens du Roi-soleil mais aussi les entrepreneurs protestants venus faire affaires dans la France du XIXe siècle.

La conférence démarrera avec une courte introduction sur l’histoire de la création du temple de Dunkerque puis se terminera par une dédicace du dernier livre du conférencier, E. Deheuninck, Le Nord protestant, les lieux de mémoire.

Pour les plus curieux, la visite du musée du protestantisme en Flandre sera possible à partir de 17 h, avant la conférence.

Aucune description de photo disponible.

Programme des conférences 2024

Conférence supplémentaire :

Samedi 5 octobre à 15 h, en l’Hôtel de Ville de Dunkerque, salle Jean-Bart : « La trêve des 4 et 5 octobre 1944 et l’évacuation de la population civile dunkerquoise », par Olivier Vermesch.

Conférence de mars

Mercredi 20 mars 2024 à 18h30 au Casino de Dunkerque

( entrée gratuite )

Prospections géophysiques des épaves de l’opération Dynamo

Le mercredi 20 mars à 18h30 au casino de Dunkerque, Cécile Sauvage (conservatrice du patrimoine en charge du littoral des Hauts de France, Drassm) et Claire Destanque (archéologue chargée d’étude, Drassm / Arkaeos / CUD) présenteront les résultats de la campagne de recherches sur les épaves méconnues de l’opération Dynamo, illustrés de vues en 3D, acquises grâce au sondeur multifaisceau et au sonar à balayage latéral. Cette dernière mission pour localiser les épaves perdues de la Seconde Guerre mondiale coulées lors de l’évacuation de Dunkerque a impliqué des géophysiciens du Drassm et de Historic England. Cette campagne archéologique consista à rechercher les épaves méconnues et à documenter les sites déjà connus grâce à des équipements de prospection géophysique (échosondeur multifaisceau, sonar à balayage latéral et magnétomètre). Elle s’est déroulée à partir du « André Malraux« , un navire de recherche du Drassm, l’opération étant dirigée par Cécile Sauvage et Claire Destanque, archéologues. Plus de 305 navires ont été perdus lors de l’opération Dynamo. Les recherches menées en 2021-2023 par Claire Destanque (mémoire de master MoMArch, Université d’Aix-Marseille), aidée par la SDHA et le club de plongée de Dunkerque, ont révélé de nouvelles informations sur la localisation et l’état de ces épaves. 37 d’entre elles, liées à l’opération Dynamo, ont déjà été localisées dans les eaux françaises, notamment par des plongeurs de Dunkerque et des environs. On estime que 31 autres navires ont été perdus dans la zone, mais n’avaient pas encore été localisés. L’ensemble de ces navires ont donc nécessité des recherches dont les résultats seront présentés au public lors de la conférence.

En outre, seront évoquées les futures opérations d’expertise en plongée et sur les épaves d’estran qui débuteront dès septembre 2024, avec l’appui du club de plongée de Dunkerque et de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

Cette présentation est l’occasion de revenir sur le patrimoine maritime de cette opération d’envergure et de mieux appréhender son état de conservation exceptionnel.

DUNKERQUE EPAVE, http://dkepaves.free.fr/, 2021, Web 16/06/2023

Le cargo Douaisien, qui transportait 1 200 soldats et quelques civils, saute sur une mine magnétique dans la nuit du 28 au 29 mai 1940. Onze personnes disparaissent dont une Dunkerquoise. Son épave git par 23 mètres de fond (données DRASSM, traitement Alexis ROCHAT (DRASSM) et Marc JAMES (MSDS Marine)

Conférence de février 2024


Histoire des Ateliers et Chantiers de France (1898-1951)

 par Frédéric Cornette
suivi de la présentation du livre

MARDI 27 Février 2024 à 18h30 à la Maire Annexe de Rosendaël

L’histoire des Ateliers et Chantiers de France demeure profondément ancrée dans la mémoire des Dunkerquois. Beaucoup d’entre eux, hommes et femmes, ont consacré de nombreuses années de leur vie à ce chantier, qui a vu la construction de 265 bateaux divers, tels que des chalutiers, des cargos, des méthaniers, des ferries et des paquebots, entre 1898, année de sa création, et 1988, année de sa fermeture. Avant d’atteindre la troisième place parmi les constructeurs français, le chantier dunkerquois a dû faire ses preuves. La réussite n’a pas été immédiate, et la survie du chantier a souvent dépendu de son opiniâtreté et de sa recherche constante de progrès. Malgré les nombreuses crises économiques et périodes de guerre, le chantier a toujours su se réinventer. Après deux ouvrages, parus en 2017, et consacrés à la production des chantiers, Frédéric Cornette, trésorier de la Société dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie s’est attelé à l’écriture d’une histoire économique et sociale, dont le premier tome intitulé « Histoire des Ateliers et Chantiers de France, des origines à la reconstruction (1898-1951) » sera disponible après la conférence.Ce soir-là, le conférencier reviendra sur les premières années du chantier naval, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Conférence de janvier

Un lieu de Mémoire oublié : le cimetière militaire du Château Coquelle à Rosendaël 1940-1953

par Olivier Vermesch

Jeudi 25 janvier 2024 à 18h30 au casino de Dunkerque (entrée gratuite )

Au cours de l’année 2004, la B.B.C. diffusa une série historique relatant des épisodes de l’opération Dynamo qui se déroulèrent à Dunkerque et dans les environs, en mai-juin 1940.  Le scénario avait été écrit, notamment, en se basant sur de nombreux témoignages, des récits de combats et des rapports aériens, maritimes et terrestres liés à cet événement historique de la seconde guerre mondiale. Plusieurs scènes furent tournées au château Coquelle à Rosendaël et dans les jardins de son parc. Les décors reconstituaient un hôpital de campagne britannique situé dans la demeure et un cimetière militaire provisoire placé dans les jardins. Aujourd’hui, cette ancienne propriété de Paul Machy est dévolue à la culture et aux loisirs, mais aucun élément ne semble subsister de cet épisode tragique du rembarquement franco-britannique. Quel fut le devenir des sépultures de soldats de la British Expeditionary Force apparemment présentes dans le parc suite aux combats défensifs du camp retranché de Dunkerque ? Des inhumations de militaires français eurent-elles lieu aussi dans ce site ?  Au cours de sa conférence, Olivier Vermesch, administrateur de la SDHA, présentera le fruit de ses recherches archivistiques qui devrait permettre de répondre à ces interrogations et de reconstituer l’histoire d’un lieu, aujourd’hui, oublié, le cimetière militaire franco-britannique du Château Coquelle

Conférence de décembre 2023

UN DUNKERQUOIS D’ADOPTION AU-DELA DES 40ème RUGISSANTS

PAR AGATHE LEYSSENS

MERCREDI 13 DÉCEMBRE 2023

À 18h30 Mairie-Annexe de Rosendaël

Après nombre de semaines de navigation cap au sud sous des latitudes inconnues à la recherche du continent austral, les équipages de la Fortune et du Gros Ventre, aperçoivent enfin, ce 12 février 1772, un signe de vie : des vols d’oiseaux. Bifurquant à l’Est dans leur direction, ils découvrent alors les contours d’une masse sombre se découpant dans le ciel brumeux. Était-ce le continent austral tant recherché par le commandant de l’expédition, un Dunkerquois d’adoption ? Allait-il enfin permettre au Roi de France de damner le pion aux Anglais ? Le mercredi 13 décembre 2023, à 18H30, à la mairie de Rosendaël, Agathe Leyssens, membre de la Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie, évoquera dans le cadre de sa conférence l’épopée de cet officier de la Royale, Breton d’origine, Dunkerquois par son mariage, qui n’hésita pas à affronter l’immensité de l’Océan Indien à la recherche de nouvelles terres où il laissera à tout jamais une empreinte de sa belle-famille dunkerquoise.

Entrée Libre