Conférence

LA NATURE DANS LA VILLE AU XVIIIe SIECLE par Agathe Leyssens

Jeudi 19 décembre 2019 à 18h30

Salle 5 du Pôle Marine Dunkerque

                Plan 10 000 arbres, toits végétalisés, fleurs au balcon, multiplication des espaces des verts … pour être belle, la ville doit désormais être verte. Son verdissement devient le garant de la santé publique. Cette définition contemporaine de la beauté d’une cité semble être bien éloignée de celle qui prime au XVIIIe siècle.

 En 1758, dans son Dictionnaire ou traité de la police générale des villes, bourgs, paroisses et seigneuries de la campagne, De Freminville affirme que la beauté des villes consiste principalement dans l’alignement des rues. La ville idéale est minérale, ses rues sont rectilignes et larges. La ville se distinguerait ainsi de la campagne proche en éliminant toute trace de la nature à l’intérieur de l’enceinte urbaine. Et pourtant, nombre de sources, révèlent que le végétal est présent en ville que ce soit sous la forme de plantes « hors-sol », de jardins ou encore de parcs. Dunkerque, cité militaire et portuaire, n’échappe pas à la règle. Dans son tissu urbain très dense, le végétal s’immisce, se développe et fleurit. Cette histoire du végétal à Dunkerque nous permet de découvrir quels acteurs ont promu le développement d’une certaine nature en ville, les défis qu’ils ont dû surmonter pour l’implanter ainsi que l’instrumentalisation des végétaux  au service d’une certaine ambition